Babettes Gæstebud

Humeur actuelle : envie d’amour et d’alcool

ou : Le festin de Babette.

En ce temps de fête où les très bons dîners vont arriver, il est tout à fait approprié de présenter ce film tiré d’une nouvelle de Karen Blixen, extraite du recueil « Skæbne-Anekdoter » (« Anecdotes du destin »).

Ce film en apparence austère est un petit joyau et on ne voit pas le temps passer.

Et ce festin !

Soupe de tortue géante accompagnée d’un xérès Amontillado

Blinis Demidoff accompagné d’un champagne Veuve-Clicquot 1860.

Cailles en sarcophages au foie gras et sauce aux truffes

accompagnées d’un vin Clos Vougeot 1845.

Salade d’endive aux noix.

Fromage.

Baba au rhum.

Fruits (figue, raisin, ananas).

Café moulu.

Vieux marc fine champagne.

On en a l’eau à la bouche et on imagine les odeurs nous piquer le nez…

© Orion Classics

Après ce menu cinq étoiles, et comme c’est bientôt noël, voici la recette de la dinde au whisky:

  1. Acheter une dinde d’environs 5 kg pour 6 personnes et une bouteille de whisky, du sel, du poivre, de l’huile d’olive, des bardes de lard.
  2. La barder de lard, la ficeler, la saler, la poivrer et ajouter un filet d’huile d’olive.
  3. Faire préchauffer le four (thermostat 7) pendant dix minutes.
  4. Se verser un verre de whisky pendant ce temps-là.
  5. Mettre la dinde au four dans un plat à cuisson.
  6. Se verser ensuite 2 verres de whisky et les boire.
  7. Mettre le therpostat à 8 après 20 binutes pour la saisir.
  8. Se bercer 3 berres de whisky.
  9. Apres une debi-beurre, fourrer l’ouvrir et surveiller la buisson de la pinde.
  10. Brendre la vouteille de biscuit et s’enfiler une bonne rasade derrière la bravate – non – la cravate.
  11. Apres une demi-heure de blus, tituber jusqu’au bour. Oubrir la putain de borte du bour et reburner – non – revourner – non – recourner – non – enfin, mettre la guinde dans l’autre sens.
  12. Se prûler la main avec la putain de borte du bour en la refermant – bordel de merde.
  13. Essayer de s’asseoir sur une putain de chaise et se reverdir 5 ou 6 whisky de verres ou le gontraire, je sais blus.
  14. Buire – non – luire – non – cuire – non – ah ben si – cuire la bringue bandant 4 heures.
  15. Et hop, 5 berres de plus. Ça fait du bien par oû que ça passe.
  16. R’tirer le four de la dinde.
  17. Se rebercer une bonne goulée de whisky.
  18. Essayer de sortir le bour de la saloperie de pinde de nouveau parce que ça a raté la bremière fois.
  19. Rabasser la dinde qui est tombée bar terre. L’ettuyer avec une saleté de chiffon et la foutre sur un blat, ou sur un clat, ou sur une assiette. Enfin, on s’en fout…
  20. Se péter la gueule à cause du gras sur le barrelage, ou le carrelage, de la buisine et essayer de se relever.
  21. Décider que l’on est aussi bien par terre et binir la mouteille de rhisky.
  22. Ramper jusqu’au lit, dorbir toute la nuit.
  23. Le lendemain matin à 13h30, manger la dinde froide avec une bonne mayonnaise accompagné d’un cocktail d’Alka Selzer et d’aspirine, et nettoyer le bordel que tu as mis dans la cuisine la veille, pendant le reste de la journée.

Je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes et une très belle année 2012 !!!!

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